Partir à l’Estanyol et revenir défait, penaud, éreinté. Il fallait bien cela pour marquer cette première dans nos histoires personnelles. Laissez-moi vous la conter. L’idée c’était d’aller bivouaquer en montagne avec un groupe de copains triés sur le volet pour leur bonne humeur et leur capacité à supporter mes lubies. La lubie du jour c’était de partir d’Ille sur Têt et de rallier la montagne à vélo. Question de bilan carbone toussa. En gros, la promenade s’étirait sur deux jours avec un premier jour quasi uniquement consacré à la montée et un deuxième en grande partie consacré à la descente, par notamment un des plus beaux sentiers du département (si si je suis objectif). J’avais étudié la trace, sur le papier tout était parfait, il n’y avait plus qu’à.

Un samedi matin de juin nous nous retrouvons donc avec les zamis (Didier, Loïc, François, Giorgio, Marc, Nico, Peter, Philippe) au bistrot le Platane pour un café avant de courir après notre destin. C’était tôt, sur le coup d’un mi-juin qui annonce les matins d’été sans buée. La météo promettait une journée chaude mais rien d’anormal, a priori, nos organismes de sportifs de bas niveau étaient en mesure d’affronter la journée. Très vite pourtant, il n’était même pas 9 heures, il nous a fallu nous rendre à l’évidence. L’affaire allait être compliquée à gérer. Arrivés au prieuré de Serrabonne, nous nous sommes tous réfugiés à l’ombre du bâtiment. Signe qui ne trompe pas.
Continue reading