Le point après deux manches des EWS.

Que retenir des deux premières manches des enduro world series en Nouvelle-Zélande et en Irlande ? Que les cartes sont rebattues !

Plus sérieusement. Nous attendions en  observateur attentif la grande bagarre, l’explication entre Jérôme Clémentz et Jared Graves, remake des grands duels qui rythment l’histoire du vélo, Hinault-Fignon, Poulidor-Anquetil, bref, des duels à faire écrire Blondin au delà de la raison. Las, la blessure de Jared Graves, l’écartant d’abord de la premier manche, puis des deux manches irlandaise et écossaise nous prive de se ce choc de titan. C’est donc une bonne occasion de voir les jeunes pousses, et les moins jeunes à l’œuvre, de voir qui peut prétendre au podium.

De voir aussi que les locaux de l’étape sont venus se glisser dans les palmarès des deux demières manche, jusqu’à la première en Irlande avec Greg Callaghan, et dans le top 10 en Nouvelle-Zélande avec Wyn Master et Mark Scott Walker par exemple.

De constater que la Nouvelle-Zélande et son parcours piégeux fut largement dominé par l’expérience, il fallait en garder sous la pédale pour ne pas tomber, quand la manche irlandaise aux spéciales courtes et nerveuses a laissé le champ libre aux plus jeunes. Un petit coup d’oeil aux moyennes d’âges de pilotes entrant dans le top 15 est parlant.

Un petit tour de tableur vaut mieux que mille discours.

Un petit tour de tableur vaut mieux que mille discours.

En Irlande, la moyenne d’âge du top 5 (colonne la plus foncée) est de 23 ans contre 29,4 pour la manche néo-zélandaise. Même réduit sur l’ensemble du top 10 ou du top 15, l’écart reste sensible, il est de 2,9 ans pour le top 10 et 2,3 ans pour le top 15 entre des deux premiers rendez-vous.

Ces deux premières manches ont aussi permis d’y voir plus clair dans les ambitions des uns ou des autres. La victoire de Jérôme Clémentz en Nouvelle-Zélande ne laisse aucun doute sur la faim qui l’habite. Même malade, il parvient à accrocher la 8 place en Irlande. Les performances de Fabien Barel, en dépit de sa crevaison irlandaise, montrent également que l’envie est là, Justin Leov est lui aussi présent, comme l’an passé aux avant-postes. Les outsiders sont eux aussi déjà placés La constance de Florian Nicolai, deux fois 5e déjà signe peut-être l’émergence d’un nouveau prétendant sérieux au podium dans les semaines qui viennent. Nicolas Lau deux fois 13e mais rentré dans le top 10 au général et Damien Oton 6e sont placés, Richie Rude et Martin Maes ont montré qu’ils progressaient vite… La clé de la saison réside probablement dans la régularité, on l’a vu l’an passé, ne pas sortir du top 15 est impératif pour espérer le podium sans passer par une victoire.

top5

Les deux première places du championnat 2014 sont revenus aux deux pilotes les plus réguliers, Jared Graves et Damien Oton, Pour la troisième place, à égalité de présence dans le top 5 (3 occurences), Justin Leov et Florian Nicolai ont notamment été départagés par leur présence entre la 5 et la 10e place (3 pour Leov, deux pour Nicolai.)

5-10

Alors l’Écosse ? Nicolas Lau l’avait emporté l’an dernier. Il faudra voir comment Jérôme Clémentz aura récupéré de sa crève. Mais jeter un coup d’œil au top 10 de l’an passé n’est pas inintéressant. On verra si Lau est en forme, on devrait avoir confirmation de celle de Barnes, Leov, Nicolai, Maes, Callaghan et Oton tous en embuscade. Quid de Barel sur une course aussi longue ? Comment les pilotes auront digéré le court laps de temps entre les deux manches, une petite semaine ? L’an dernier, recos comprises, la course écossaise comptait plus de 200 km et 6000 m de dénivelé étalés sur 4 jours, et elle survenait plusieurs semaines après la manche chilienne…

Palmarès manche écossaise 2014 (source EMBA)

Palmarès manche écossaise 2014 (source EMBA)

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4 Responses to Le point après deux manches des EWS.

  1. Manu Abate says:

    Très belle analyse. Bravo

  2. Marc says:

    Effectivement bel éclairage qui manque trop souvent chez les journalistes des sites spécialisés…
    Merci !

  3. yann says:

    merci Marc, je vais essayer de vous proposer un regard un peu décalé comme ça après chaque manche

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4 Responses to Le point après deux manches des EWS.

  1. Manu Abate says:

    Très belle analyse. Bravo

  2. Marc says:

    Effectivement bel éclairage qui manque trop souvent chez les journalistes des sites spécialisés…
    Merci !

  3. yann says:

    merci Marc, je vais essayer de vous proposer un regard un peu décalé comme ça après chaque manche

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