Deux trois choses que j’ai apprises [bikepacking)

La première et peut-être la plus importante, c’est qu’il n’y a pas de règle. Chacun voyage à sa guise. Moi c’est pour humer l’air du temps, profiter des paysages et sortir un peu de la routine, du confort. Pas la peine d’aller vite, on est là pour vivre au rythme du coup de pédale.

Les listes qui suivent sont tirées de mes expériences, valent pour moi et n’ont donc aucune vocation universelle. Prenez-les plutôt comme une source d’inspiration pour embrasser vos propres aventures et vivre vos propres expériences (parce qu’il est impossible de tout prévoir).

J’ai mis des liens vers les matériels que j’utilise. Il n’y a pas de sponso là-dedans, j’ai tout acheté avec mes petits sous et testé 🙂

Le vélo.

On pourrait débattre (gravel, VTT, tout suspendu, semi-rigide…) pour ma part c’est semi-rigide titane en 27,5 et gros boudins (2.8) gonflés entre 0,9 et 1,5 kg, selon la nature du parcours. J’avoue, c’est parfois lourd à traîner, mais quel plaisir de pouvoir s’engager dans un joli sentier quand l’occasion se présente sans y laisser quatre vertèbres.

Le matos

  • GPS avec carto (pour inventer des itinéraires bis si besoin). Le Coros dura et son autonomie gigantesque (120 h) est un outil idéal.
  • Un couteau qui coupe.
  • Un vélo bien réglé, révisé et roulé avant de partir (on ne part pas avec un vélo qui sort de chez le mécano), avec des pneus tubeless pour plus de tranquillité si vous roulez majoritairement sur des pistes ou sentiers.
  • Les outils de base (multi-outil, chambre à air, colliers de serrage, pompe à vélo)
  • Une batterie de secours et une lampe (au cas où).
  • Une petite pharmacie dans le sac (avec des tires tiques ça peut toujours servir)
  • De la crème à cul.
  • De la crème solaire
  • Des cachets d’électrolytes pour l’eau
  • Lingettes bébé (pratique si pas d’eau et de douche)
  • Une gourde filtrante si ressources en eau tendue.

Les skills indispensables

  • Savoir se servir du GPS
  • Savoir réparer un pneu
  • Savoir réparer une chaîne avec un maillon rapide

Avant de partir, les prérequis pour sortir des sentiers battus

  • Avoir étudié un peu la trace, envisager des plans B pour revenir vers la civilisation en cas de problème (orage, casse mécanique, jour sans).
  • Avoir fait une sortie avant pour se familiariser avec les modalités de fixation des bagages et la cinétique du vélo chargé (inertie tout ça).

Conseils.

  • Mettre le plus de poids possible sur le vélo (pour limiter et le mal de dos, logique, et le mal au cul renforcé si on porte 10 kg dans un sac). Dans l’idéal aujourd’hui, quand je pars plusieurs jours, et fonction de la météo, dans le sac il y a juste le camelback, une veste et un peu de bouffe. Genre 4 kg maximum.
  • Selon la distance et le lieu, et la météo, prévoir suffisamment d’eau.
  • Pour ranger les fringues, il est utile d’utiliser des sacs de compressions, on gagne une place folle.
  • Si on part six ou sept jours, on coupe avec une journée de repos (qui permet aussi de laver les fringues).
  • D’ailleurs c’est la règle, avant de partir on se coordonne pour ne pas emporter deux fois le même truc quand on en a besoin que d’un seul (typiquement pharmacie, chambre à air, pompe…)

Question fringues (pour mini-trip 2 à 3 jours)

  • Deux cuissards. Tee-shirt plutôt de type Mérinos (qui ne pue pas quand mouillé comme un truc technique, perso j’opte pour la chemise (décath rayon rando) parce qu’elle peut s’ouvrir et le vent apparent sèche en partie la sueur).
  • Une tenue propre (et sèche) pour le soir (surtout si dîner au resto). En été, automne, printemps, je prends le plus souvent les pantalons de rando légers de Décath (ceux avec les demi-jambes qui se détachent, rayon rando également). Pour la veste, j’utilise la veste du vélo s’il fait bon. En hiver, le pantalon de vélo fait tout (perso j’aime bien les fringues de chez Endura, c’est solide).
  • Un coupe-vent Kway selon la météo.
  • Éventuellement des tongs (sinon chaussettes sèches et chaussures du vélo).
  • En bouffe chacun son truc, moi pour deux jours ce sera 300 grammes de gingembre confit, 200 grammes de figues farinées et six barres. Plus un (petit) saucisson ou une boîte de pâté. Plutôt que du pain (volumineux), des galettes de blé pour fajitas ou tacos font bien le taff (merci Ian et Angela).
  • Si bivouac ou camping il faut rajouter le couchage (tente/matelas/duvet ou simplement sac à viande si chaleur quitte à dormir habillé s’il fait un peu frais). Si vous partez à deux et que vous êtres suffisamment proches pour partager une tente, alors ça permet de limiter le poids avec une tente légère deux places.

Les règles.

  • Bien vérifier la météo et être habillé en conséquence.
  • Que chacun ait un gps (ou appli gps sur le tel) avec la trace (ça aide en cas de casse du gps par exemple)
  • Chacun roule à son rythme (surtout dans les montées) et on s’attend aux changements de direction (croisements).
  • Prévoir large en temps. On est vite dépassé par un imprévu. (Pour nous pause comprise c’est 10 km/h de moyenne en mouvement, donc pour 50 km et 1 500 m de d+ 5 à 6 heures de roulage + les pauses au moins deux heures en cumulé, mais ça dépend beaucoup du terrain et de la proportion de sentiers.)
  • En cas d’imprévu, ne pas s’entêter, tout comme si retard important. Toujours opter pour la solution de sécurité, surtout si les kilomètres qui restent à faire le sont à l’aveugle (sans que tu connaisses le coin).
  • Astuce. Ne pas faire la trace prévue est une bonne justification pour revenir une autre fois. Et il n’y a pas à être déçu, on est au grand air, en bonne compagnie dans de beaux paysages 😉
  • Pousser son vélo n’est pas une humiliation. C’est une chose de s’envoyer une côte à 10 % avec un vélo léger, c’est est une autre quand le vélo pèse 20 kg. Toujours penser que la journée est longue.
  • Pour s’équiper, acheter ce dont on a besoin au fil de l’eau et des soldes, promos. En s’y prenant suffisamment à l’avance on peut facilement économiser 30 à 50 %.

J’aurais tendance à dire qu’il faut progresser doucement, mais c’est ma façon d’aborder les choses. Trip de deux ou trois jours avec nuit en dur (hôtel, airbnb, amis) pour voir ce que ça fait, puis pousser sur la durée, passer à 4 à 5 jours, puis passer au stade bivouac… C’est à vous d’inventer vos voyages.

Si vous avez des questions, suggestions, les commentaires sont là pour ça 😉 Et merci à Audrey pour l’inspiration !

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